Nous sommes dans une période transitoire où la place et le rôle de chacun ne cessent de bouger. À quelle légitimité pouvons-nous prétendre dans une situation de crise ?
La Confédération Française de l’Encadrement CGC a l’ambition de redonner la parole au terrain. C’était d’ailleurs le thème central du programme de la direction confédérale au congrès de Reims en 2010 associé à l’évolution du dialogue social dans un contexte économique de plus en plus tendu.
Il nous a fallu tirer les enseignements de la période qui a abouti à la triste réforme des retraites. La CFE-CGC s’était engagée dans une démarche de concertation, en formulant ses propositions. Le gouvernement a refusé de les entendre. Nous pourrions nous contenter de dénoncer cet autisme et continuer notre action. Ce ne serait ni responsable ni courageux.
Posons-nous clairement la question : pourquoi le gouvernement devrait-il nous entendre ? Parce que la CFE-CGC serait un corps intermédiaire, légitime au regard de l’histoire sociale ? Une réponse confortable… La réalité est que le degré d’écoute d’un syndicat est lié à la force que représente le nombre de ses adhérents. Le quantitatif doit-il toujours prévaloir sur le qualitatif ?
Notre légitimité sera d’autant plus forte que notre voix portera celles du plus grand nombre. C’est la raison pour laquelle nous avons mutualisé notre réflexion à tous les niveaux de la Confédération. Nous devons réfléchir ensemble à la construction d’un nouveau pacte social. Il ne s’agit pas seulement pour nous de se mettre à votre écoute mais, réellement, d’élaborer ensemble les propositions portées par la CFE-CGC.
C’est pourquoi la CFE-CGC a engagé une grande consultation nationale, reflet de notre démocratie interne.
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